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Chapitre 3 · Concevoir et bâtir
Les règles de l’art
Ce que le pisé accepte, ce qu’il refuse, et comment le vérifier. Un chapitre de chiffres et de règles simples — élancement, contrainte admissible, hauteur de soubassement — dont dépendent la stabilité de l’ouvrage et sa durée de vie.
Domaine d’application et logique performantielle
Tous les bâtiments peuvent être construits en pisé, à condition que les contraintes appliquées restent dans les résistances couramment retenues, ou dans les limites déterminées pour un projet donné par un laboratoire ou un bureau d’études. Le domaine n’est donc pas restreint par nature — il l’est par vérification.
Deux exceptions nettes : le pisé ne se prête pas aux parties enterrées, et les ouvrages de soutènement ne peuvent pas être réalisés en pisé. Par ailleurs, les guides professionnels n’abordent pas explicitement les contraintes sismiques et thermiques, qui relèvent d’études spécifiques.
On ne qualifie pas la matière première, on qualifie l’élément d’ouvrage produit. La terre étant infiniment variable, une règle de moyens uniforme serait fausse partout. D’où une démarche en trois temps : réaliser un muret d’essai, l’analyser, puis contrôler la production pendant tout le chantier.
Le muret d’essai : la pièce maîtresse
Réalisé au démarrage du chantier, dans exactement les mêmes conditions que l’ouvrage à venir : même terre, même teneur en eau, même moyen de compactage, mêmes conditions météorologiques. Il doit être isolé des remontées capillaires et des rejaillissements, et son arase protégée.
Ce qu’il permet de régler
- la teneur en eau optimale de mise en œuvre pour cette terre et cet outil ;
- la hauteur des lits garantissant l’homogénéité de chaque couche compactée ;
- l’aspect de surface : texture, couleur, planéité — qui peuvent être contractualisés sur cette base ;
- les détails d’interface avec les autres lots, réalisés en vraie grandeur.
Plusieurs murets peuvent être nécessaires avant d’arrêter la formulation et les procédures.
Comment on l’analyse
Par une analyse visuelle — aspect, homogénéité, densité apparente — et par l’application de contraintes de frottement simulant les sollicitations réelles, afin de vérifier la cohésion de surface. Si un besoin particulier l’exige, des essais plus poussés peuvent être conduits sur le muret ou sur des éprouvettes préparées dans les mêmes conditions : résistance à l’abrasion, à l’arrosage, à l’arrachement d’une fixation, à la compression.
Contrôles pendant la production
| Paramètre | Méthode usuelle | Signe d’écart |
|---|---|---|
| Teneur en eau | Appréciation visuelle et contrôle au toucher de la terre foisonnée | Terre qui colle ou qui pulvérise |
| Hauteur des lits | Volume versé par banchée et répartition homogène | Lits irréguliers visibles au décoffrage |
| Qualité du compactage | Aspect, son du damage, toucher | Son mat, surface pulvérulente |
Ces contrôles sont complétés par un examen visuel après décoffrage : aspect de surface et hauteur réelle des lits compactés.
Parements et fixations
Deux classes de parement sont distinguées. Le parement ordinaire est destiné à recevoir une finition rapportée — enduit, bardage, contre-cloison — ou concerne un espace secondaire : seule la cohésion de surface importe. Le parement soigné reste apparent : à la cohésion s’ajoute une exigence esthétique, qu’on contractualise via le muret.
L’hétérogénéité d’un parement — matériaux différents, saillies, sculptures dans la masse — a un effet direct sur sa tenue : les matériaux ne s’érodent ni à la même vitesse ni de la même manière, et les accidents de surface génèrent des érosions plus fortes qu’un parement lisse.
Le vissage direct est acceptable pour des charges faibles sans sollicitation dynamique : tableaux, luminaires, petits éléments de cuisine, tableau électrique, réseaux — à condition que la cohésion du matériau le permette. Un essai sur muret, avec un élément 1,5 fois plus lourd que celui prévu, donne une marge raisonnable.
Pour des charges plus lourdes (muralière, corbeau, vaisselier, chauffe-eau), la règle est de transformer l’arrachement en compression ou de solliciter un volume de mur plus important : appui ou suspension sur les ouvrages horizontaux, fixation sur des éléments incrustés dans le pisé (briques, pierres), ou tiges filetées traversantes avec plaques de répartition.
Charges verticales et contrainte admissible
La résistance à la compression du pisé varie couramment de 0,9 à 1,7 MPa, avec une moyenne d’environ 1,3 MPa sur les essais de référence — et une amplitude de 0,75 à 2,4 MPa dans l’ensemble de la littérature. Faible comparée au béton, cette résistance suffit largement au poids propre d’un bâtiment traditionnel de deux niveaux, charges d’exploitation et de neige comprises.
En l’absence de mesure de la résistance initiale au décoffrage, on considère qu’un pisé réalisé dans les règles de l’art admet une contrainte de compression répartie inférieure ou égale à 0,2 MPa sous charges non pondérées. Cette valeur minorée intègre la moindre résistance avant séchage complet, la variabilité du temps de séchage, et le fait qu’on met généralement les murs en charge avant la fin du séchage. Si la résistance est mesurée, la contrainte admissible vaut un tiers de la résistance à la rupture.
Ordre de grandeur d’une descente de charges
Pour fixer les idées sur un bâtiment simple en R+1 : 6 m de hauteur, emprise 12 × 6 m, murs de 50 cm, 30 % d’ouvertures à partir d’un mètre du sol.
- Poids propre : un mètre cube de pisé pèse environ 2 tonnes. Un mètre linéaire de mur de 6 m de haut et 0,5 m d’épaisseur pèse donc environ 6 000 kg.
- Toiture et plancher : en comptant 150 kg/m² pour la toiture et 250 kg/m² pour le plancher, soit 400 kg/m² sur 72 m², on obtient 28 800 kg. Repris par les seuls murs gouttereaux (2 × 12 m), cela représente 1 200 kg par mètre linéaire.
- Surface portante : un mètre linéaire de mur de 50 cm offre 5 000 cm², ramenés à 3 500 cm² avec 30 % d’ouvertures.
- Contrainte résultante : (6 000 + 1 200) / 3 500 ≈ 2,06 kg/cm², soit environ 0,2 MPa — exactement la limite courante.
Ce calcul montre que la marge n’est pas confortable : dès qu’on s’écarte de la configuration classique — murs plus minces, nombreuses ouvertures, hauteur supérieure, charges d’exploitation importantes — un calcul de descente de charges doit être conduit par une personne ou un organisme habilité et assuré.
Répartir les charges ponctuelles
Tout élément structurel ne doit appliquer au pisé que des efforts de compression. Une charge importante sur une surface sous-dimensionnée crée une concentration de contraintes et donc une fissuration. L’effet d’une pièce de répartition est spectaculaire : 15 000 kg appliqués sur un appui de 30 × 30 cm produisent environ 16,7 kg/cm² — largement au-delà de la limite ; le même poids réparti par une panne sablière de 4 m sur 30 cm tombe à environ 1,25 kg/cm².
Les charges doivent aussi rester axiales : un excentrement induit de la traction, ce que le pisé ne supporte pas. Les efforts de porte-à-faux sont repris par d’autres éléments de structure — plancher, console — jamais par le mur en flexion.
Retraits, tassements, mouvements différentiels
En séchant, le pisé se rétracte dans ses trois dimensions : le tassement en hauteur est de l’ordre de 0 à 5 mm par mètre, selon la granulométrie et la nature des argiles. Au fil des saisons, le mur continue de subir dilatations et retraits.
Conséquence de conception : deux éléments d’ouvrage contigus qui ne bougeront pas ensemble doivent être structurellement désolidarisés. C’est le cas d’éléments faits de matériaux différents, chargés différemment, réalisés à des moments différents, ou plus ou moins percés d’ouvertures. Le joint peut être traité en joint de dilatation sans liaison, en liaison linéaire assurant le maintien latéral tout en permettant le mouvement vertical, ou en liaison horizontale autorisant les mouvements verticaux. Les liaisons rigides — un harpage par exemple — sont susceptibles d’entraîner une fissuration.
Un soubassement « en escalier », qui suit un terrain en pente par ressauts, provoque des tassements différentiels dans le pisé et donc, à terme, des fissures caractéristiques au droit des décrochements.
Stabilité : la règle de l’élancement
La stabilité d’un ouvrage en pisé dépend de la forme des murs (enveloppe fermée, murs autostables en L, T, U, H, murs courbes), de l’élancement, des charges appliquées et des éléments connexes. Elle doit être assurée à tout moment — pendant la construction comme pendant une éventuelle déconstruction. Un mur frais est nettement moins résistant qu’un mur sec : le planning du chantier doit en tenir compte.
Pour chaque mur, la résultante des efforts doit rester dans le tiers central de l’épaisseur, afin que la totalité de la section reste comprimée. Sans étude poussée, on peut vérifier la stabilité par l’élancement :
λ = h / e → λ ≤ 5 une fois le bâtiment en usage
La méthode ne s’applique qu’aux murs comportant moins d’un tiers d’ouvertures et d’au moins 30 cm d’épaisseur. Exemple direct : un mur de 60 cm peut monter à 3,00 m. Pendant le chantier, si l’élancement dépasse 5, il faut étayer ou haubaner.
Élancement effectif : le coefficient k
Refends, contreforts et courbure augmentent la stabilité. On calcule alors un élancement effectif λeff = heff / eeff, avec eeff = k·e. Le coefficient k dépend de l’épaisseur e, de l’espacement D entre murs perpendiculaires ou contreforts, et de la longueur p des contreforts ou du mur plein.
| Espacement D | e < p < 2e | p > 2e |
|---|---|---|
| D < 6e | 1,4 | 2 |
| 6e < D < 10e | 1,2 | 1,4 |
Exemple : mur de 50 cm, longueur libre de 3,50 m entre refend et pignon (D ≤ 10e), ouvertures à plus d’un mètre des angles (p ≥ 2e) donc k = 1,4. La hauteur admissible passe de 2,50 m à 5 × 0,5 × 1,4 = 3,50 m. Pour un bâtiment circulaire, on applique les mêmes règles avec D = 2R.
Liaisons d’angle
Ces gains ne valent que si la liaison entre murs adjacents est réellement assurée. Elle peut être renforcée par des matériaux travaillant en traction — renforts d’angle ou agrafes — placés dans le mur à la construction, ou rapportés par l’extérieur en restauration. Plus les agrafes sont rapprochées, plus la liaison est efficace ; leur pose doit anticiper les mouvements verticaux différentiels.
Diaphragmes, chaînages, tirants
Un diaphragme est une structure horizontale reliant l’ensemble des parois verticales, suffisamment rigide dans son plan pour être considérée comme indéformable. Il conserve la géométrie de l’ouvrage en plan et redistribue les efforts horizontaux entre les murs. Correctement dimensionné et liaisonné, un diaphragme en partie sommitale divise par deux la hauteur effective prise en compte dans le calcul d’élancement.
En reprenant l’exemple précédent, un mur de 50 cm couvert par une toiture lourde traditionnelle correctement contreventée peut atteindre 5 m ; en combinant l’effet du diaphragme et le coefficient k = 1,4, la hauteur admissible monte à environ 7 m. Le diaphragme permet ainsi de superposer plusieurs niveaux sans épaissir démesurément les murs — dans la limite, toujours, de la résistance en compression.
Diaphragmes et chaînages en bois. La liaison aux murs se fait souvent par simple frottement des pièces d’appui, dès lors qu’elles sont suffisamment chargées. Planchers et charpentes peuvent constituer des diaphragmes s’ils sont conçus comme tels.
Chaînages en béton armé encastrés dans le pisé : le béton varie avec la température, le pisé avec l’hygrométrie. Les tirants, classiques en pierre ou en béton, ne sont pas recommandés en pisé, dont la résistance à l’arrachement est faible.
Sans diaphragme, des chaînages seuls ne renforcent pas significativement la stabilité et peuvent même concentrer les efforts dans les angles jusqu’à la rupture.
Ouvertures, linteaux et effet de voûte
Au-dessus d’une baie, les charges ne descendent pas verticalement : elles se répartissent en arche, par effet de voûte, les forces verticales devenant obliques. La résultante doit impérativement rester dans le plan du mur — donc les ouvertures doivent être suffisamment éloignées des extrémités.
Le linteau, imposé par l’orthogonalité des menuiseries, transmet les charges sur les surfaces d’appui, ce qui peut générer des contraintes excessives et fissurer les jambages. Quatre parades usuelles :
- dimensionner correctement le linteau ;
- mettre en place un arc de décharge maçonné au-dessus ;
- bâtir les jambages dans un matériau plus résistant — bois, brique, pierre ;
- anticiper les mouvements verticaux différentiels entre ces matériaux et le pisé.
| Matériau | Précaution spécifique |
|---|---|
| Bois | Suffisamment sec pour éviter le retrait après pose |
| Pierre | Le plus souvent, arc de décharge nécessaire selon résistance et épaisseur |
| Béton armé | À préfabriquer : couler en place détremperait la terre |
| Métal | Prévoir la dilatation ; attention au risque de point de rosée sur un matériau très conducteur |
Deux astuces de mise en œuvre permettent d’absorber les tassements : poser les jambages après tassement et séchage du pisé, ou prévoir une liaison coulissante entre linteau et jambages.
Saignées et engravures
Toute entaille affaiblit le mur, en interaction avec les mouvements saisonniers de retrait et de dilatation et avec la descente de charges. Les saignées verticales de profondeur inférieure à 5 % de l’épaisseur du mur sont généralement admises en partie courante. Au-delà, ou en bordure d’ouverture, ou en extrémité de mur, un calcul de descente de charges est nécessaire à cet endroit précis.
Les engravures extérieures posent en outre un problème d’eau : elles créent des rétentions et des chemins d’infiltration qu’il faut anticiper, voire traiter.
Comportement à l’eau
C’est le chapitre décisif : presque toute la sinistralité du pisé y trouve son origine. Il faut distinguer les trois états de l’eau, qui n’appellent pas les mêmes réponses.
À l’état de vapeur : un atout à préserver
Même stabilisé hydriquement, un mur en pisé contient un pourcentage d’eau résiduelle retenue par les argiles. C’est cette eau qui donne au matériau sa capacité d’absorption et de désorption, et donc ses propriétés hygrothermiques : conductivité thermique assez élevée, très forte inertie, diffusivité importante.
- Inertie : régule la température des espaces en contact avec les murs. Utilisable volontairement — murs intérieurs d’inertie dans un bâtiment léger, murs accumulateurs de chaleur solaire, murs chauffants, poêles de masse.
- Diffusivité : régule à l’intérieur du mur les variations de température subies en surface. Elle permet d’exposer des parois au sud et à l’ouest avec un bilan d’apports proche des déperditions, et assure un grand confort d’été.
- Capacité hygroscopique : le pisé absorbe l’excès de vapeur quand l’air est humide et le restitue quand il s’assèche — à condition qu’on lui permette, toute sa vie durant, d’évaporer l’eau en excès.
D’où la règle : les traitements de surface doivent être réalisés avec parcimonie. Voir le chapitre enduits.
À l’état liquide : limiter les apports
Les apports d’eau liquide entraînent une accumulation qui affaiblit mécaniquement le mur si l’évaporation ne suit pas, et un risque de désagrégation en cas de cycle gel-dégel. Comme la mesure non destructive de la teneur en eau d’un mur est délicate, la stratégie est simple : limiter au maximum les apports, qu’ils viennent du bas, du haut ou de la façade.
Par le bas — soubassement
- Le pisé ne doit jamais être en contact direct avec le terrain naturel.
- Le soubassement est composé de matériaux non capillaires, surmonté d’une barrière capillaire, ou d’une hauteur suffisante pour placer l’élévation hors d’atteinte — traditionnellement au moins 50 cm au-dessus du sol extérieur.
- Son arase doit se situer au-dessus du niveau du sol fini intérieur.
- Ses deux faces doivent pouvoir évaporer : aucun enduit étanche, ni dedans ni dehors.
- Drainage des abords, mais pas trop près du pied de mur, sous peine de le déchausser.
- Si le revêtement de sol intérieur est peu perspirant, compenser par un hérisson ventilé.
Par le haut — arases
- Toute arase, horizontale ou inclinée, favorise la pénétration d’eau : elle est toujours à protéger par une couverture munie d’une goutte d’eau.
- Débords de toiture et appuis suffisants, pour éviter le ruissellement contre le mur.
- Attention à la condensation en sous-face de certaines couvertures, notamment les bacs acier.
- Planchers et solivages pénétrant le mur : anticiper les dilatations hygrométriques différentes.
- Pendant tout le chantier, les têtes de murs restent bâchées.
Sur les surfaces verticales, quatre apports sont à traiter : arrosage direct par la pluie, rejaillissement, ruissellement et dégât des eaux. Un mur en pisé supporte sans difficulté un arrosage occasionnel ; un arrosage fréquent est pathogène. Une protection — plinthe, bavette, enduit, bardage, soubassement — s’impose au-dessus de chaque surface horizontale susceptible de créer du rejaillissement, y compris lors du simple lavage d’un sol.
À l’état solide : le gel
L’eau qui gèle augmente de volume : à l’intérieur du mur, cela signifie perte de cohésion et gonflement visible en parement. La terre contenant beaucoup d’eau à la mise en œuvre, le mur doit être tenu hors gel pendant toute la durée du chantier et du séchage. Sur un mur ancien, une réhumidification suivie d’une période de gel produit des dégâts majeurs : c’est la combinaison la plus destructrice qui soit.
Essais : ce qu’on peut mesurer, et comment
Les essais servent soit à arbitrer entre plusieurs options — terres, teneurs en eau, modes de compactage, hauteurs de couche — soit à valider des caractéristiques au regard des contraintes prévues. Dans tous les cas, ils ne sont représentatifs que s’ils sont conduits dans les conditions réelles du chantier.
| Essai | Unité | Précautions essentielles |
|---|---|---|
| Retrait linéaire | % ou mm/m | Échantillon d’au moins 50 cm dans la direction mesurée, séchage sans frottement entravant le retrait |
| Tassement | % ou mm/m | Comparaison de la hauteur au décoffrage et après séchage |
| Masse volumique sèche | kg/m³ | Séchage complet vérifié ; trois échantillons, écart de poids sec ≤ 5 % |
| Résistance à la compression | MPa | Élancement d’éprouvette entre 2 et 2,5 ; anti-frettage ; mise en charge lente (≤ 0,2 MPa/s) ; mesure à la teneur en eau maximale prévue en service ; trois échantillons, écart ≤ 10 %, valeur la plus défavorable retenue |
| Résistance à l’abrasion | g/cm² | Mesure sur matériau à son état de service (1 à 2 % d’humidité), contrainte proche du réel |
| Résistance à l’arrosage | g/cm² | Quantité et débit représentatifs des plus fortes pluies, hauteur de chute, inclinaison, cycles mouillage/séchage |
Le facteur de forme compte : pour une éprouvette cylindrique, le coefficient de sécurité entre contrainte de rupture et contrainte admissible en service est de 3 ; pour une éprouvette prismatique, il monte à 5.